Rue « Gaultier », rue « Carle Hébert », rue « Maadira »… Chaque jour, nous traversons ces rues que nous connaissons tous mais dont le nom nous est souvent étranger.

Mais derrière chaque dénomination de rue se cachent un donateur au grand cœur, une célébrité locale ou un personnage populaire qui a marqué Courbevoie à une période donnée.

Des histoires fortes, parfois amusantes, mais souvent touchantes qui ont amené la ville à garder en mémoire le nom de ces valeureux personnages sur une plaque de rue.

Ceux qui ont été généreux…

 

Rue du Cayla : Une histoire touchante… Propriétaire du château de Bécon, Catherine d’Idier épousa le Comte Hercule de Baschi du Cayla. Leur fille unique, Catherine Elisabeth Philippine, héritière de la famille, lègue intégralement la fortune de son père à la ville de Courbevoie dans un but précis : la création d’un hospice pour vieillards, infirmes et malades atteints de maladies incurables. La rue fut ainsi nommée « rue de l’Hospice » avant de devenir « Rue du Cayla » en hommage au Comte bienfaiteur.


Passage Hanriot :
le passage s’appelait autrefois le passage des Larris, lorsqu’arriva Marie Madeleine Maillard, veuve de Ferdinand Hanriot qui légua 10 000 francs au bureau de bienfaisance de la ville en 1901. Cette somme considérable a permis la création de deux pensions destinées à de vieux ouvriers du bâtiment. En hommage à cette généreuse donation, le passage prit le nom du défunt mari.


Rue Louis Ulbach :
c’est grâce à Louis Ulbach qu’est née la première bibliothèque populaire libre de Courbevoie. Bibliothécaire à l’Arsenal de Paris, historien et journaliste, Louis Ulbach céda à la ville ses livres ce qui a propulsé la création de la bibliothèque pour tous.


Rue Maadira :
Une histoire de générosité et de solidarité. Au 18 rue de Paris à Courbevoie habitait une famille de 7 personnes. La mère était blanchisseuse et gagnait 2 francs par jour. Sa fille, Blanche, gagnait 2,50 francs par jour. Les deux femmes faisaient vivre 4 enfants et une femme âgée et invalide. Un Courbevoisien, François Madiraa, fit un don de 25 000 francs à la ville permettant de venir en aide à cette famille en difficulté. Les autres parties du legs ont permis de décerner chaque année un prix de mérite à une jeune fille de Courbevoie ou de remplir la caisse de secours des pompiers.


Rue Adam Ledoux :
Adam Ledoux fut un généreux donateur courbevoisien. Il offrit 50 000 francs à l’hospice du Cayla (voir anecdote « Rue du Cayla ») et 100 000 francs à la commune qui furent partagés en 10 pensions égales en faveur du secours mutuel. Le bienfaiteur avait un jardin dans la rue des Roses qui devint, à sa mort, la rue Adam Ledoux.


Rue Ségoffin :
Monsieur Ségoffin fut le fondateur du « Refuge contre la faim » de Courbevoie, une sorte de soupe populaire située rue de Colombes. Sa générosité fut sans limite : il fit don à la ville de 3 immeubles dont deux qui devinrent un hospice et un asile.


Rue Gaultier :
Monsieur Gaultier était quincailler à Courbevoie. Il fit don de 5000 francs à l’hospice du Cayla. Cette somme a notamment permis l’amélioration des conditions de vie des vieillards hospitalisés. Un certain monsieur Vigouroux a soumis l’idée à la ville de donner le nom du bienfaiteur à une rue.

 

Ceux qui ont été célèbres…


Place Louis de Funès :
On ne présente plus le célèbre comédien des plus grandes comédies françaises de l’histoire du cinéma. L’acteur de « La Grande Vadrouille » et de « Les aventures de Rabbi Jacob » vit le jour le 31 juillet 1914… à Courbevoie ! Il était logique que la Ville lui rende hommage en lui donnant une place à son nom en 1999.


Rue Arletty :
L’actrice française qui donna la réplique à Louis Jouvet dans « Hôtel du Nord » est née à Courbevoie. La Ville lui rend un vibrant hommage en lui accordant en 1988 une rue à son nom. L’actrice repose dans le cimetière des Fauvelles.

 

Ceux qui ont marqué Courbevoie

Rue Adélaïde : La rue Adélaïde regroupe les anciens terrains de la Comtesse de Beaumont, une femme de lettres, connue pour avoir été l’amante de Chateaubriand. Ces terrains ont été vendus à Monsieur Mardon dont la fille s’appelle Adélaïde.


Rue Auguste-Bailly :
Auguste Bailly fut maire de Courbevoie de 1878 à 1888 et conseiller municipal pendant 24 ans. Ses actions ont permis d’apporter une grande stabilité à la commune qu’il a aidé à faire grandir. Très aimé de ses collègues et amis, il meurt en 1900.


Rue Dubonnet :
Cette avenue donnait autrefois dans la propriété de Marius Dubonnet, le président de la Société Nautique de la Basse Seine. Sa forte personnalité et ses puissantes relations ont contribué à l’essor de ce club d’aviron de Courbevoie que nous connaissons désormais tous, au vu des nombreux trophées sportifs qu’il décroche.


Avenue Leon-Bourgain :
Autrefois nommée Rue Blanche, la rue adopta le nom de l’avenue Leon Bourgain en hommage au dernier propriétaire des usines automobiles « La Licorne » qui se trouvaient rue Armand Silvestre. L’usine fonctionna jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale avant d’être remplacée par un garage Renault.


Avenue Léon de Bertalot :
Au début du XXe siècle, Courbevoie a été le berceau de l’industrie pharmaceutique. La fabrique Léon de Bertalot était particulièrement prospère de 1920 à 1931 au point d’avoir aujourd’hui une rue à son nom !


Rue Sainte-Geneviève :
La sainte française, Patronne de Paris et de ses environs, avait ses habitudes à Courbevoie. Selon la légende, elle faisait paître ses moutons, dans le futur quartier de La Défense. On la surnommait « La Bergère de Nanterre » avant qu’elle se consacre à Dieu vers l’âge de 10 ans.


Rue Carle-Hébert :
Auguste Carle et Joseph Hébert furent deux pompiers courbevoisiens qui périrent dans un incendie, provoqué par un obus tiré depuis le Mont-Valérien le 17 avril 1871, pendant la Commune de Paris. Les deux pompiers reposent aujourd’hui dans le nouveau cimetière dans lequel la municipalité leur rend hommage en érigeant un monument sur lequel est gravé un « Aux grands cœurs, la ville de Courbevoie reconnaissante ».

Place des Trois Frères Enghels : cette place située au Centre-ville a été nommée ainsi en hommage à une famille courbevoisienne dans laquelle trois frères furent victimes de la première Guerre Mondiale. Cette place s’appelait autrefois « la place du Vieux Marché »


Rue Eugène Caron :
Célèbre chanteur d’opéra du début du XXème siècle et courbevoisien, Eugène Caron usait de son talent de baryton pour organiser de nombreux concerts de bienfaisance. La ville lui rend hommage en donnant son nom à une rue « au regard des services rendus à la ville pour soulager les pauvres et les déshérités ».

 

Les rues qui ont gardé leur nom d’usage

Rue des Ajoux : Le nom initial est « Adjouts » qui fait référence aux terres ajoutées sur les marécages qui se trouvaient en bordure du fleuve au XVIIe siècle.


Rue de l’Abreuvoir :
située à proximité du Pont de Neuilly, la rue de l’Abreuvoir était autrefois l’endroit qui permettait aux chevaux d’étancher leur soif avant d’entamer la montée de la côte de Courbevoie et d’emprunter la route de Normandie pour aller en province.


Voie des Blanchisseurs :
Au XVIIe siècle et au début du XXe siècle, les militaires de la caserne Charras avaient un besoin quotidien de faire entretenir leurs uniformes. Les blanchisseurs qui officiaient sur la voie qu’on connaît aujourd’hui, profitaient de la proximité de la Seine pour le nettoyage et l’étendage du linge. La voie a bien changé depuis.