Vous avez un beau jardin à entretenir ou des plantes sur votre balcon ? Utilisez vos déchets organiques pour améliorer la qualité de votre terre. En adoptant ce réflexe quotidien, vos fleurs et vos plantes retrouveront une nouvelle jeunesse. Et c’est un petit plus pour la planète.

C’est la technique du compostage ou comment prendre soin de vos plantes en utilisant une méthode naturelle et non polluante tout en réduisant sensiblement la quantité de vos déchets. Un geste aussi écologique que pratique ! Vos plantes vous remercieront…

 

Qu’est-ce que le compostage ?

Le compostage consiste à transformer des déchets biodégradables en un amendement organique appelé le humus (un matériau permettant d’améliorer la qualité agricole d’un sol). Faire du compost, c’est reconstituer ce qui se fait depuis des millions d’années dans nos forêts par exemple : les feuilles, les insectes et autres déchets se dégradent au fil des mois sur le sol ce qui rend la terre particulièrement fertile. L’action combinée d’air, d’eau et des insectes mènent à cette transformation.

Le compost rend le sol plus léger et poreux ce qui permet aux racines de vos plantes d’avoir plus d’air pour respirer et d’avoir de l’eau à disposition.

 

Etape 1 : le composteur

Que vous habitiez dans un appartement ou dans une maison avec jardin, il est possible pour tout le monde de se lancer dans le compostage !

 

Solution A : Les composteurs de proximité

Compost

Si vous souhaitez transformer vos déchets en compost et faire un bon geste pour la collectivité, n’hésitez pas à apporter vos biodéchets dans l’un des points de collecte situés dans la ville.

Gérés par l’association Espaces en collaboration avec la Ville et Syctom, ces composteurs de proximités proposent de transformer vos déchets organiques en compost.

Le humus obtenu peut être utilisés pour les espaces verts de la ville et être distribué aux habitants. Le succès est au rendez-vous : plus de 900 litres de déchets sont collectés par semaine depuis la création des composteurs de proximité en novembre 2016.

Rendez-vous dans l’un des quatre points de collecte de la ville :

  • entre la gare de Courbevoie et le lycée Paul-Lapie, dans l’allée Château-du-Loir, angle rue Jean-Pierre Timbaud
  • dans le quartier Bécon, square Villebois Mareuil, côté marché couvert
  • à l’angle de l’avenue de l’Arche et de la rue du révérend Père Cloarec
  • au bout de l’allée du parc coté parc de Freudenstadt

 


Solution B : Vous rendre à la distribution de composteurs

Régulièrement, la Ville, en partenariat avec l’association Espaces, organisent des distributions gratuites de composteurs. L’occasion également de bénéficier de conseils avisés de la part de professionnels ! Surveillez les prochaines dates de distribution de composteurs sur le site de la ville !

 

Solution C : L’acheter

En bois ou en polyéthylène, les composteurs se trouvent dans tous les magasins de bricolage et les jardineries. Leurs prix varient entre une quarantaine et une centaine d’euros suivant leur taille et leur matériau.

 

Solution D : Le construire vous-même

Bac à Compost

Si vous avez l’âme d’un bricoleur, le mieux serait de fabriquer vous-même votre bac à compost.

  • Avec des palettes en bois, permettant de délimiter les murs du composteur
  • Avec un grillage, pour des déchets légers (feuilles mortes par exemple)
  • Des parpaings : très faciles à assembler mais pensez à l’habiller pour cacher le côté disgracieux de ces blocs de ciment.

A vous d’imaginer le composteur de vos rêves. Pensez toutefois à ce qu’il soit facile d’accès pour pouvoir jeter vos déchets facilement, à veiller à la bonne aération de celui-ci et de prévoir une trappe pour recueillir le compost une fois arrivé à maturation.

Veillez également à le placer en contact avec le sol afin que les bactéries et les insectes puissent faire le travail facilement.

 

Etape 2 : Qu’est-ce que je peux jeter ?

  • Épluchures de légumes et de fruits
  • Fruits et légumes abîmés, fleurs fanées
  • Feuilles de thé et sachets, marc de café avec le filtre
  • Coquilles d’œufs broyées
  • Papier essuie-tout, morceaux de cartons
  • Morceaux de tissus naturels tels le coton et le lin

Il est important de varier les déchets. Alternez les déchets humides (dits les déchets verts qui contiennent de l’azonte) et les déchets bruns (secs, qui contiennent du carbone). Le tout est de bien savoir équilibrer !

 

Etape 3 : Attendre et remuer

L’action de l’eau, de l’oxygène et des micro-organisme que les déchets vont se transformer petit à petit en compost.
Le compostage va alors subir quatre phases distinctes :

  • La phase mésophile : les bactéries et les champignons travaillent et entraînent la décomposition du compost.
  • La phase thermophile : la décomposition entraîne une chaleur allant jusqu’à 70° et qui détruit les agents pathogènes. Le volume des déchets diminue sensiblement.
  • La phase de refroidissement : la chaleur descend vers les 40-50° laissant place aux lombrics, cloportes et autres insectes qui élimineront les déchets résiduels.
  • La phase de maturation : par l’action des insectes, la matière organise devient du humus.

Il va falloir être patient(e) car il faut au moins une année entière afin d’obtenir du compost prêt à l’emploi.

Pour accélérer le processus de maturation, il est nécessaire de  :

  • brasser les déchets afin de faciliter l’aération du compost.
  • surveiller l’humidité du compost. Il faut qu’il reste juste humide ; mais pas trop au risque d’empêcher l’aération.

 

Etape 4 : utiliser le compost

Une fois le compost mûr, il vous suffira de le « diluer » dans la terre ; en créer un terreau maison : 1/3 de compost, 2/3 de terre. Vos plantes retrouveront un éclat inédit !