Vous êtes un patineur confirmé et enchainez les triples lutz et boucles piquées ? Bravo ! Vous n’avez jamais chaussé de patins et redoutez le moment où votre pied se posera sur la glace ? Suivez mon conseil : lancez-vous, dépassez vos peurs et rendez-vous à la patinoire de Courbevoie !

Pour les sportifs, les familles et les fêtards

« On va patiner après le travail ? » me demande une collègue. J’ai d’abord cru à une blague, la connaissant. Mais c’était bien du sérieux…

Située aux abords du centre commercial Charras, la patinoire Thierry Monnier partage son entrée avec celle de la piscine municipale. Vous achetez un ticket d’entrée (5,60€, tarif courbevoisien) et un ticket de location de patins (3,80€) si vous n’avez pas votre propre paire, et vous entrez dans ce haut lieu sportif fréquenté principalement par les joueurs de hockey sur glace.

« Ils sont là de 7h à minuit » selon Dominique Reboux, le directeur de la patinoire municipale. Elle a pris le nom de Thierry Monier, en hommage à un ancien entraîneur d’équipe de hockey classé en division 1 et apprécié de tous.

La patinoire reçoit parfois des sportifs de renom issus du hockey… ou du patinage artistique. On chuchote même que Philippe Candeloro viendrait s’entraîner de temps en temps ici. Pas étonnant pour ce sportif né à Courbevoie (Voir notre article sur Les Stars de Courbevoie)

Si la patinoire est principalement destinée aux entraînements sportifs et aux matchs, les séances destinées au public sont très prisées. « Pendant la Toussaint et Noël, nous pouvons accueillir jusqu’à 400 personnes par jour » selon Dominique. Un public dit « familial » qui vient les mercredis, vendredis et les week-ends pour profiter de la piste de 1456m². « Ce n’est pas seulement une patinoire mais aussi un lieu de vie » insiste Dominique. « Nous mettons à disposition un équipement pour les anniversaires et un Club House peut être loué pour les grandes occasions ».

En dehors des matchs de hockey, la patinoire est également le théâtre d’événements. Tout d’abord, la Rooster Cup, une compétition internationale de patinage réunissant les meilleurs skaters du monde entier qui fait la fierté de la patinoire. Mais également le « Jardin des Glaces », un événement régulier durant lequel est réservé un tiers de la piste pour le bonheur des jeunes patineurs âgés entre 4 et 9 ans (tous sûrement plus à l’aise que moi sur la glace).

Bon, on se lance ?!

Ce n’est donc non sans une certaine appréhension que nous décidons, ma collègue et moi, de nous lancer sur la glace… Direction le local à patins avec mon ticket acheté à la caisse. Les patins sont rangés par pointure et sont affutés régulièrement pour une glissade plus fluide. Assis sur les bancs attenants, nous chaussons nos patins. Premier conseil du directeur : « Attention, il faut serrer très fort, si vous ne voulez pas d’entorses ». J’entends et je serre les lacets aussi fortement que je peux.

Deuxième conseil du directeur : « Si vous patinez pour la première fois, avancez doucement en tendant les bras sur le côté ». On s’exécute. Le tout est de savoir lâcher prise un peu comme à l’escalade (voir notre article) et avancer sans penser au risque de chute. Notre sens de l’équilibre est mis à l’épreuve. Mais au bout de quelques tours, on apprend à laisser la rambarde pour avancer en toute autonomie.

Juché dans sa cabine de chef de piste, Cédric nous présente un jeu de lumière sur glace tout en diffusant un tube de Michael Jackson. Ma collègue, bercée par les premières notes du roi de la pop, trouve rapidement son équilibre et avance avec une allure et une aisance sidérante. L’ambiance musicale et visuelle grise l’ambiance de la patinoire.

Deux heures passent et nous devons quitter la piste qui doit être entretenue. « Nous renouvelons la glace toutes les deux heures, ici » nous avertit Dominique. Nous laissons sans peine la piste, heureux d’avoir su maîtriser la glace.

Débutants comme confirmés sauront trouver individuellement des challenges à accomplir ; qu’il s’agisse de savoir patiner avec aisance ou maîtriser des figures artistiques plus complexes. Mais en groupe, c’est la convivialité qui prime : chute rime avec fous rire, glissade avec entraide…